Le rôle clé de François 1er

 

François 1er (1494-1547) donne la véritable impulsion pour le démarrage etl’implantation du tissage de la soie, non pour de seules raisons économiques, mais parce qu’il est en guerre contre l’Italie et qu’il veut combattre Gênes en ruinant laville.
À partir de 1531, Lyon devient le lieu d’entrepôt unique de toutes les soiesétrangères : les marchands de Paris, de Tours, de Nîmes, etc., sont astreints à fairepasser ces marchandises précieuses par Lyon, qu'elles viennent de Marseille oud'Italie. Dans la suite de cette décision, le Consulat lyonnais décide de lancer la villedans l’activité du tissage. Il y est incité par Etienne Turquet (Stefano Turchetti, qui afrancisé son nom) et Barthélemy Naris tous deux d’origine piémontaise, quisouhaitent implanter le tissage. Ils entreprennent alors des démarches auprès du roide France pour « eriger en ceste ville les mestiers de faire drap d’or, d’argent et desoye […] qui seroit un bien gros bien pour ceste ville et toute le royaume »
Cette requête présentée en 1536, est entendue par François 1er qui signe des lettres patentes. Elles autorisent Etienne Turquet et Barthélemy Naris à tisser des étoffes d’or, d’argent et de soie. Leurs privilèges portent sur la fabrication des tissus de soie, d’or et d’argent et sur l’exemption de charges communes pour les ouvriers étrangers qui viendraient à s’établir à Lyon sur cette activité. Plus largement, cette décision vise à attirer les meilleurs ouvriers par diverses facilités d’impôts, leur permettant de s’installer à moindres frais à Lyon pour qu’ils s’y implantent avec leur savoir faire et leurs outils. Par la suite, Lyon obtient divers privilèges, notamment l’obligation de faire transiter la soie par la ville, privilèges qui en font la plaque tournante du commerce et de l’exploitation de la soie. En 1540, se forme une nouvelle corporation, celles des ouvriers en draps d’or, d’argent et de soie. Grâce aux privilèges qui leur sont accordés Turquet et Naris, développent rapidement des ateliers de teinture, de dévidage et de tissage. En quelques mois, la ville accueille « tissotiers, veloutiers, mouliniers, tireurs d’or, taffetatiers, vireurs de moulins, passementiers, plieurs de velours »,
Très vite, leur activité se développe. En 1537, François Turquet et Naris, qui ont été rejoints par 2 autres tisseurs du nom de Rollet et Viard, possèdent 3 métiers à tisser. Bénéficiant de capitaux lyonnais et étrangers, en 1540, ils disposent de 40 métiers à tisser. Cependant, le tissage des étoffes les plus précieuses demeure italien et seule la soie la plus simple est tissée à Lyon. Jusqu’au XVIIe. Les ateliers sont surtout situés dans la presqu’île et à Saint-Georges et produisent essentiellement des étoffes unies : les soies les plus sophistiquées continuent d’être produites en Italie. Ces premières autorisations ont des conséquences extrêmement importantes dans tout le bassin qui entoure Lyon. De fait, les départements actuels du Rhône, de la Loire, de la Drôme, de l’Ardèche et du Nord de l’Isère connaîtront tous un développement majeur en relation très étroite avec le développement des activités liées à la soie. Sous Henri II (1519-1559), le nombre de maîtres ouvriers s’élève à 12 000. Le travail de la soie modèle déjà la ville et dans les quartiers Saint Jean et Saint Georges : on rajoute des étages aux immeubles pour y installer des maîtres
tisseurs et leurs métiers à tisser

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